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L’aide à l’enfance en danger et aux familles en difficulté est l’une des grandes priorités du Conseil général… et les besoins ne cessent d’augmenter avec la crise. Ils sont 2000 mineurs vivant actuellement dans des familles agréées ou des établissements collectifs. Le dispositif d’accueil d’urgence (où les enfants restent trois mois maximum) a été renforcé mais l’objectif est de développer l’accueil familial, plus chaleureux et moins coûteux que les structures collectives.
Autre axe fort : l’accompagnement des jeunes majeurs de 18 à 21 ans vers l’autonomie. Les 300 jeunes concernés, vivant aujourd’hui dans des établissements d’enfants, seront orientés vers des foyers de jeunes travailleurs et bénéficieront d’une allocation et d’un soutien spécifiques…23,7 millions d’euros seront par ailleurs réservés à la prévention (soutien parental, aides éducatives à domicile…) et au repérage de la maltraitance et 7 millions d’euros à l’épanouissement de l’enfant (centres de planification familiale, consultations gratuites de nourrissons…).
91,4 millions d’euros concernent le versement du RSA (revenu de solidarité active). 25 800 Isérois sont concernés. Le Conseil général va créer 1000 places d’insertion renforcée pour les plus éloignés de l’emploi, qui s’ajouteront aux 4000 existantes. L’an dernier, 900 bénéficiaires de ces parcours renforcés ont pu retrouver au bout de six mois un contrat stable ou obtenu une formation qualifiante. Les actions collectives montées avec et pour les bénéficiaires eux-mêmes, pour sortir de l’assistanat, seront également développées. Par ailleurs, 15,1 millions d’euros seront réservés aux aides aux familles en grande difficulté (fonds de solidarité logement, accueil d’urgence, insertion et hébergement des jeunes…).
Après une progression de 46 % sur les quatre années précédentes, le budget consacré à l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie monte en pente plus douce cette année – un effet du « trou » de la seconde guerre mondiale, la courbe étant appelée à remonter ensuite fortement jusqu’en 2020. En 2012, 95,6 millions d’euros seront dédiés à l’hébergement des 60 ans et plus en perte d’autonomie – dont 9,5 millions d’euros pour l’aide à la construction de nouvelles maisons de retraite médicalisées. 65,7 millions d’euros seront affectés à l’aide au maintien à domicile (versement de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de l’Allocation complémentaire propre à l’Isère.
49 millions d’euros sont alloués à l’aide au maintien à domicile, dont 29 millions d’euros pour le versement de la prestation de compensation du handicap (PCH), une aide financière qui contribue à faciliter la vie quotidienne de 3700 enfants et adultes isérois. 102,1 millions d’euros sont consacrés par ailleurs aux structures d’hébergement (foyers d’accueil médicalisés). Parmi les temps forts en 2012 :la généralisation progressive des Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (Maia), qui fonctionnent aujourd’hui sur six territoires de l’Isère. Expérimenté depuis 2010, le dispositif améliore fortement la prise en charge des malades et de leurs familles, par une meilleure coordination des intervenants. 13 000 Isérois sont concernés.
Augmenter la couverture vaccinale des Isérois (alors que des maladies mortelles comme la rougeole font un retour inquiétant), lutter contre le sida et les infections sexuellement transmissibles, organiser le dépistage des trois cancers (sein, col de l’utérus et du côlon-rectum), prévenir les maladies respiratoires… Autant d’actions volontaristes qui se poursuivent en Isère et contribuent à favoriser l’accès aux soins pour tous.
Responsable des bâtiments des collèges, le Conseil général poursuit le programme d’investissements lourds initié en 2001 avec 24 opération en cours. Deux nouveaux collèges ouvriront à la rentrée, à Chirens, dans le Voironnais et à l’Isle d’Abeau, en Nord-Isère. Une enveloppe de 2,5 millions d’euros sera allouée aux équipements sportifs avec sept gymnases déjà programmés dans des collèges. Le parc informatique, parmi les plus importants de France, sera encore modernisé. Outre l’aspect matériel, 31,6 millions d’euros sont prévus pour favoriser l’épanouissement des 52 000 collégiens isérois. Après avoir harmonisé les tarifs de la restauration scolaire, le Conseil général va aussi s’atteler à améliorer la qualité des repas en introduisant davantage de produits du terroir isérois.
Avec 15 % de la population licenciée d’un club sportif (soit 245 000 Isérois) et 3000 clubs, le sport tient une place importante en Isère. Le Conseil général en soutenant les comités départementaux, les associations et les clubs phares, en aidant les communes à s’équiper, en promouvant le sport scolaire (avec notamment son Chéquier jeune Isère), encourage ce mouvement. Parmi les initiatives notables, le lancement d’un plan départemental des activités de nature – dix sites pilotes seront labellisés pour mieux concilier pratiques sportives et environnement.
Chargé de l’entretien des 5100 kilomètres de routes départementales, le Conseil général donne un coup d’accélérateur en 2012 pour renforcer la capacité du réseau. 36,3 millions d’euros seront consacrés à de gros chantiers : déviations des ruines de Séchilienne et de Gavet dans l’Oisans, recalibrage de la RD 1091 au Freney, reconstruction du pont d’Izeron dans le Royans, poursuite de la déviation de Janneyrias en Nord-Isère, mise à deux voies de l’axe de Bièvre… 5,7 millions d’euros seront réservés aux ouvrages d’art (pont Borge à Saint-Laurent en Baumont, pont de Serrières à Sablons…). L’Isère co-finance également avec d’autres partenaires des projets de routes à enjeux départementaux à hauteur de 3,8 millions d’euros : la passerelle piétonne de Vienne avec le Département du Rhône, le pont de Loyette avec l’Ain, le diffuseur de Mauvernay et l’échangeur de Vif avec Area... Autre gros programme (16,3 millions) la sécurisation des routes (poursuite des chantiers des Gorges de La Bourne et des routes de Chartreuse, aménagement de carrefours, création de pistes cyclables et de voies vertes)…
Ce budget repart à la hausse. Financement du réseau de cars Transisère (77,1 millions d’euros), participation aux autres gros réseaux de transports urbains départementaux (50,7 millions d’euros dont 36,4 millions pour le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise), lancement d’un système de libre-service automobile, expérimentation de l’e.covoiturage à grande échelle, participation doublée aux plans de déplacement d’entreprises (en partenariat avec les chambres de commerce). Le Conseil général reste aussi très engagé sur le réseau ferroviaire (3 millions d’euros) et finance l’aéroport de Grenoble- Isère (4,8 millions d’euros).
Le logement est une compétence de l’Etat. Il est aussi un enjeu essentiel pour la qualité de vie et l’insertion des personnes les plus fragiles… Les aides du Conseil général, redéfinies dans son nouveau plan pour l’habitat, sont donc recentrées sur ces publics prioritaires, privilégiant désormais les constructions ou la rénovation de logements à caractère très social, mais aussi la lutte contre l’insalubrité et la précarité énergétique, l’aide aux personnes âgées et handicapées pour l’adaptation de leur logement…
L’accès à une eau potable et de qualité est une nécessité vitale, et le Conseil général mène une politique active de protection des ressources. Il soutient les territoires pour la réalisation de leurs réseaux d’assainissement et les stations d’épuration. Il agit aussi pour réduire la disparité des prix de l’eau en Isère. Par ailleurs, la première tranche des travaux de protection contre les crues pilotés par le Symbhi (syndicat mixte des bassins hydrauliques de l’Isère) vient de démarrer dans la vallée du Grésivaudan.
Le Conseil général, premier financeur du Sdis 38 (Syndicat départemental d’incendie et de secours), augmente encore sa participation de 2,23 %. Ce budget couvre près de 60 % de son fonctionnement et permet notamment d’équiper les 800 sapeurs-pompiers professionnels et les 4 200 sapeurs-pompiers volontaires, d’entretenir le matériel, de poursuivre le programme de modernisation et de construction des casernes…
A l’heure où les agriculteurs isérois subissent de plein fouet la pression foncière et celle des prix agricoles, le Conseil général s’attachera en 2012 à développer les « circuits courts » en direct de la ferme à l’assiette ! Une politique incitative qui passe par la structuration des filières (comme l’approvisionnement des cantines scolaires par exemple) et par des aides aux agriculteurs développant des produits de qualité à plus forte valeur ajoutée.
L’Isère, grand département forestier, poursuit sa forte implication dans la filière bois (10 000 salariés dans le département) : il s’agit de mieux exploiter ce gisement d’or vert face à l’exportation massive de bois étrangers en assurant une gestion durable de nos forêts. Chartes forestières de territoire, création de dessertes structurantes et de plateformes de mise sur le marché, valorisation du bois énergie… Les actions en cours se poursuivent.
Mise en oeuvre des 150 actions de l’Agenda 21 départemental, préservation de la biodiversité au sein notamment du réseau d’espaces naturels sensibles ouverts au public, adoption d’un plan d’élimination des déchets à la source visant à réduire de moitié le volume de nos poubelles… La politique environnementale se poursuit. Cette année verra encore le déploiement du projet « Isère sport et nature » pour mieux harmoniser pratiques sportives et aménagement durable des sites naturels propices...
Le Conseil général reste un acteur majeur de l’économie iséroise. Très impliqué dans les pôles de compétitivité, pour consolider le potentiel d’innovation de l’Isère dans des secteurs d’avenir et créateurs d’emplois, il maintient son engagement dans de grands projets structurants et stratégiques pour le développement des territoires : l’aménagement de la zone portuaire de Salaise-sur-Sanne, dans le pays roussillonnais, ou encore la nouvelle plateforme de développement de matériaux et de techniques de construction durables de haute performance énergétique de l’Isle-d’Abeau, en Nord-Isère, il finance aussi l’Agence d’études et de promotion de l’Isère (AEPI).Le Conseil général a aussi décidé d’intervenir plus fortement dans l’économie sociale et solidaire.
L’économie touristique emploie 8000 personnes en Isère et génère 335 millions de chiffre d’affaires annuel. Isère tourisme, nouvel organe de promotion du tourisme du Conseil général, a mis en place une politique ambitieuse pour fidéliser la clientèle, tirer l’offre touristique vers le haut et diversifier les activités pour développer la fréquentation estivale, notamment en montagne.
Le Conseil général confirme son engagement culturel, avec un budget stabilisé et parmi les plus importants de France dans ce domaine. Le contexte économique l’a contraint toutefois en 2011 à redéfinir son intervention autour de trois priorités : un développement culturel équitable pour tous les bassins de vie, l’accès à la culture pour ceux qui en sont les plus éloignés pour des raisons tant sociales que géographiques. Et la recherche de nouveaux partenariats entre acteurs culturels, les communautés de communes et les entreprises.
1 500 projets sont soutenus chaque année. De nouveaux critères d’attribution des aides seront définis pour favoriser les initiatives innovantes vers le public en insertion, privilégiant aussi un fort ancrage sur un territoire donné. Autres priorités : la lutte contre l’illettrisme et la fracture numérique, à travers notamment la politique en faveur de la lecture publique et l’éducation à l’image des collégiens. Le festival Berlioz de la Côte Saint-André, fort de son rayonnement international, doit poursuivre sur sa lancée tandis qu’une nouvelle offre de concerts ambitieuse sera programmée dans les onze musées départementaux. 7,7 millions d’euros sont par ailleurs réservés à la sauvegarde et à la valorisation de notre patrimoine.
Pour éviter une fracture numérique entre ceux qui pourront passer au très haut débit de demain et ceux qui resteront dotés d’une connexion à bas débit, le Conseil général a décidé de superviser la réalisation d’un réseau d’initiative publique en fibre optique. Le scénario choisi permettra de raccorder un foyer isérois sur deux et trois entreprises sur quatre (dans une première étape), en déployant 2800 km de fibre optique. L’enjeu : couvrir aussi bien les zones urbaines denses que les zones rurales, délaissées par les opérateurs privés car peu rentables. L’année 2012 sera consacrée à des études complémentaires afin de trancher sur le mode opératoire. Le chantier se chiffre à 264 millions d’euros et s’étalera sur
dix ans.
Sénégal, Maroc, Arménie, Algérie, Palestine : l’Isère ne reste pas fermée sur elle-même mais poursuit des programmes de coopération actifs avec des régions de ces cinq pays du monde, en favorisant leur inscription dans des réseaux internationaux et en recherchant l’appui d’autres partenaires financiers.
Ecoles, mairies, médiathèques, maisons pour l’emploi, équipements sportifs, aménagement de centres-bourg, routes communales… Le Conseil général, premier partenaire des 533 communes iséroises, maintient son niveau d’aides des années précédentes. De quoi financer 1 200 opérations chaque année.
Rechercher une délibération ou un arrêté du Président et consulter le Bulletin Officiel du Département de l'Isère (BODI).
Pour accéder aux offres de recrutement et d'emploi du Conseil général de l'Isère.
Visitez le guide en ligne des aides du Conseil général.
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