Politique du Conseil général de l'Isère en matière de soutien à la forêt.
La forêt iséroise, qui s’étend sur plus de 250 000 hectares, couvre le tiers de la superficie du département, et se situe à 60 % en zone de montagne. Avec deux tiers de sa surface partagée entre 90 000 propriétaires privés, les parcelles comptent en moyenne 2 hectares, moins que la moyenne nationale de 3 hectares. Elles sont difficiles à exploiter, en raison des difficultés d'accès et des surcoûts liés à une topographie accidentée.
La surface de la forêt iséroise augmente de 300 hectares par an du fait de la réduction des surfaces agricoles ; mais tout son potentiel n'est pas exploité : 72 % seulement de son accroissement naturel est prélevé pour les besoins domestiques et pour l’industrie, et le secteur de la transformation du bois, qui emploie 10 000 personnes au sein de 3 000 entreprises, pourrait encore se développer.
La forêt iséroise contribue fortement à la réduction des gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone (CO2) émis par les énergies fossiles.
Elle absorbe chaque année 500 000 tonnes de dioxyde de carbone : la quantité émise par 250 000 voitures.
La forêt iséroise doit être préservée, entretenue et valorisée, pour jouer pleinement son rôle d'absorbeur de carbone et d'outil de lutte contre les gaz à effet de serre. Il convient donc, dans ce but, de développer les techniques d'entretien et de gestion qui permettront de produire un matériau compétitif, de développer les filières de sa transformation, et d'ouvrir ainsi de nouveaux débouchés pour le bois isérois.
Le bois est une source d'énergie renouvelable qui recycle le carbone qu'elle dégage. L'énergie bois doit donc être développée, en privilégiant des circuits courts entre producteurs et utilisateurs, pour limiter les besoins en transport.
Le bois est aussi un matériau de construction efficace et confortable, qui doit être plus largement utilisé dans les constructions publiques comme dans les constructions des particuliers.
Le Conseil général finance différentes actions de nature à faciliter l'exploitation de la forêt à un prix compétitif par rapport à des forêts de plaine plus éloignées :
- Les travaux sylvicoles (éclaircies, dépressages, élagages) et la lutte phytosanitaire contre les maladies qui altèrent la santé des forêts (scolytes),
- Les conditions d'accès, comme les routes forestières accessibles aux grumiers, et les conditions d’exploitation, comme la sortie des bois par le câble en forêt de montagne,
- La réorganisation foncière des propriétés.
Dans le cadre du plan bois énergie, le Conseil général finance les acquisitions de chaufferies au bois des particuliers et des communes. Il aide les communes et les propriétaires privés pour l'entretien de la
forêt, avec valorisation du bois-énergie, par une aide de 455 euros par hectare.
Le Conseil général valorise les initiatives innovantes en matière de construction bois, notamment avec le « Trophée bois » qui récompense les ouvrages les plus remarquables. Pour donner l'exemple, il a introduit le bois dans des constructions publiques départementales aussi variées que les collèges et les ponts.
Deux chartes forestières territoriales ont été signées par le Conseil général sur les territoires Trièves et Vercors, et quatre autres sont en préparation pour les forêts de Chartreuse, Belledonne, Bonnevaux-
Chambaran et l’Isle-Crémieu pour encourager les initiatives de valorisation de la forêt.
Rechercher une délibération ou un arrêté du Président et consulter le Bulletin Officiel du Département de l'Isère (BODI).
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(Attention, ce document est en cours de mise à jour)
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