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Eau

La politique de l’eau en chiffres

  • 5 milliards de litres d’eau tombent chaque année en Isère
  • 137 litres d’eau sont consommés par personne et par jour
  • 23 000 hectares agricoles irrigués
  • 210 stations d’épuration
  • 8 000 000 € en moyenne mobilisés chaque année par le Conseil général de l’Isère pour l’eau

Observatoire de l'eau en Isère

 

ODE 38

L'ODE 38 a pour vocation de constituer un outil d'information sur l'eau en Isère à destination du grand public, des décideurs locaux et des acteurs de l'eau, dans une perspective de sensibilisation et d'aide à la décision. Il propose une vision globale de l'état de l'eau en Isère, au travers de thématiques diverses et complémentaires.

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Une ressource à protéger et à maîtriser

Une ressource vulnérable à protéger

L'eau est un bien précieux, d'autant plus précieux que la ressource en eau est vulnérable : les pollutions humaines, industrielles et agricoles menacent d'infiltrer les sols et de polluer durablement nappes et cours d'eau. Protéger la ressource en eauest donc une priorité.

Une ressource à économiser et à partager

La ressource en eau est aussi vulnérable au plan quantitatif, car l'évolution climatique accentue les périodes de sécheresse, la multiplication des pompages pourrait assécher les nappes, l'imperméabilisation des sols et l'endiguement inconsidéré des rivières ne permettent plus de stocker en période de pluie l'eau dont on a besoin période sèche. Préserver et partager la ressource en eau sont donc deux autres enjeux, en Isère comme dans l'ensemble des départements français.

Une ressource à gérer à l’échelle des bassins hydrauliques

La bonne gestion de l'eau met en jeu de nécessaires solidarités :
solidarité entre les différents utilisateurs de la ressource : les populations urbaines pour leurs importants besoins domestiques, les agriculteurs pour irriguer, les industriels pour leurs fabrications
solidarité entre les différents usagers du sol : forestiers et agriculteurs sur les terres desquels l'eau s'infiltre dans les nappes, riverains des cours d'eau, populations des villes qui imperméabilisent les sols
solidarité entre les habitants des bassins amont, où l'eau peut être stockée, et ceux de l'aval, qui sont inondés lorsque l'aménagement des rivières n'a pas été bien conçu.
Ces solidarités doivent s'envisager à l'échelle des grands bassins hydrauliques.

Une ressource dont les caprices doivent être maîtrisés

L'eau est capricieuse ! Les périodes de sécheresse réduisent les réserves en eau et mettent en danger l'approvisionnement en eau et l'agriculture ; les orages et les pluies peuvent gonfler les cours d'eau et générer
des inondations. Et avec son relief montagneux, l'Isère est plus que d'autres départements menacée par les risques naturels, notamment les inondations torrentielles et les éboulements.

Orientations stratégiques

1- Mieux connaître la ressource en eau pour mieux la gérer

La protection de la ressource en eau, son juste partage et la maîtrise des écoulements hydrauliques passent par une bonne connaissance des nappes et des cours d'eau, de leur évolution, de leur potentiel et de leur
vulnérabilité. Etudier les systèmes aquifères et mettre les objectifs hydrauliques en cohérence dans des schémas de bassin est donc un préalable à une politique de l'eau efficace.

2- Sécuriser l’alimentation en eau potable

De nombreux réseaux d'eau potable sont encore isolés, à la merci d'une pollution accidentelle ou d'une rupture de canalisation, avec le risque d'une coupure durable de l'alimentation en eau de communes entières.Pour réduire ce risque, le Conseil général entend favoriser les dispositifs de sécurisation de la ressource en eau potable : liaisons entre réseaux, recherche de captages complémentaires, etc.

3-Dépolluer l’eau usée avant de la rejeter

La pollution urbaine et industrielle doit être maîtrisée par des réseaux d'assainissement complets et en bon état, et par des stations d'épuration performantes.

4-Maîtriser les pratiques agricoles pour préserver les nappes

La pollution agricole doit aussi être maîtrisée, en gérant au mieux l'apport d'engrais et en minimisant les traitements polluants.

5- Aménager les cours d’eau en conciliant protection et mise en valeur

Les cours d'eau doivent être aménagés en conciliant différents objectifs : la protection des lieux habités et des activités économiques, par des digues lorsque cela est nécessaire ; la préservation de la biodiversité en protégeant les champs d'inondation et les zones humides ; le soutien des étiages en ménageant des zones de stockage de l'eau en amont ; la mise en valeur des berges pour la promenade et les loisirs.

Plan d’actions

L’OBSERVATOIRE DE L’EAU POUR MIEUX CONNAÎTRE ET GÉRER LA RESSOURCE

L'observatoire départemental de l’eau, envisagé par le Conseil général, permettra de mieux identifier les nappes et les cours d'eau. Il apportera aussi une meilleure connaissance des tarifs d'eau potable et d'assainissement, des coûts environnementaux et des conséquences en cas de pénurie. Il viendra compléter le schéma départemental de la ressource en eau initié par les services de l'Etat.

UN DISPOSITIF D’AIDE POUR L’EAU POTABLE

Le Conseil général aide les collectivités de moins de 10 000 habitants à améliorer leur desserte en eau potable. Il les incite aussi à sécuriser leur ressource (interconnections de réseaux, diversification et protection
des périmètres de captages…) et à mieux gérer leurs réseaux dans une logique d'économie d'eau.

UN DISPOSITIF D’AIDE POUR LE TRAITEMENT DES EAUX USÉES

Le Conseil général finance aussi les réseaux d'eaux usées et les stations d'épuration. Il a publié un atlas des rivières et suit la qualité des eaux des rivières pour apprécier l'efficacité des dispositifs d'épuration.
Il s'est aussi doté du Satese (Service d'assistance technique à l'exploitation des stations d'épuration), pour veiller au bon fonctionnement des 210 stations d'épuration de l'Isère.

LE PLAN DÉPARTEMENTAL D’AMÉNAGEMENT DES COURS D’EAU

Le Conseil général a créé le Syndicat mixte des bassins hydrauliques de l'Isère (Symbhi) pour garantir la cohérence des différents aménagements à l'échelle des grands bassins hydrauliques de l'Isère, et pour
piloter les travaux d'aménagement sur les cours d'eau les plus importants. Le Symbhi prend en compte de façon équilibrée les objectifs de protection contre les inondations, de préservation écologique des cours d'eau et de mise en valeur des berges. Il a engagé un premier grand chantier d'aménagement de l'Isère amont entre la Savoie et Grenoble, et il étudie actuellement l'aménagement de la Romanche.

LE PLAN DÉPARTEMENTAL D’IRRIGATION

Le Conseil général s'est doté d'un schéma départemental d'irrigation pour sécuriser les productions agricoles en période de sécheresse. Ce schéma prend en compte quatre objectifs : la gestion raisonnée de l'eau ; la priorité aux besoins en eau potable ; un débit minimal des cours d'eau pour protéger la flore et la faune, et la préservation de la qualité de l'eau grâce à des pratiques agricoles respectueuses de la nature.

 

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