Outre les budgets des institutions départementales citées (archives, musées) le Conseil général soutient de nombreuses actions :
La mémoire garante des droits de l'Homme. A l’heure où l’avenir semble de plus en plus incertain, il devient plus que jamais nécessaire d’expliquer aux jeunes générations sur quelles valeurs se fonde la société dans laquelle nous vivons. Dans cette transmission des acquis de l’histoire, la mémoire des anciens occupe une place majeure. Aussi importe-t-il, pour qu’elle continue de nourrir la mémoire collective, de permettre à chacun de s’en inspirer.

Des prémices de la Révolution française, à Grenoble et à Vizille, aux combats du Vercors ou de l’Oisans, l'histoire montre combien nos prédécesseurs, toujours épris de justice et d’indépendance, se sont battus
pour les valeurs qui fondent la liberté des hommes et des nations. Elevant Grenoble au titre de “Compagnon de la Libération de la France dans l’honneur et par la victoire”, le général de Gaulle confirmait l’exemplarité de la participation de l’Isère à la restauration d’une France libre, décidément rebelle à toute tentative fascisante. Et cette exemplarité renforce notre devoir de mémoire.
Nombreuses sont les régions du monde où les valeurs de la démocratie n’ont pu encore être adoptées et où les Droits de l’Homme continuent d’être menacés, voire bafoués. Aussi doit-il être tenté de faire profiter leurs populations des acquis de notre propre histoire.
C’est le rôle des Archives départementales de l’Isère et de plusieurs musées départementaux, tels le Musée dauphinois, le Musée de la Révolution française ou le Musée de la Résistance et de la Déportation de
l’Isère, dont les collections et les ressources documentaires ne cessent de s’enrichir de données nouvelles sur l’histoire et la mémoire de l’Isère.
Les musées départementaux jouent dans ce domaine un grand rôle. Mémoire de la Résistance et de la Déportation au musée du même nom, mémoire de l’immigration au Musée dauphinois, mémoire de l’industrie au futur Musée de la Houille blanche (Lancey), mémoire ouvrière au musée qui prolongera celui de la Viscose (Echirolles), mémoire de la justice et des droits fondamentaux dans le cadre de la réhabilitation de l’ancien Parlement du Dauphiné : la quasitotalité des champs de la mémoire collective qui fondent l’identité de l’Isère est actuellement investie. Peu à peu, les contours se précisent d’un
ambitieux dispositif muséal susceptible de concourir efficacement à cette œuvre de conservation, de pédagogie et de transmission.
La Maison des Droits de l’Homme, vers laquelle le Conseil général de l’Isère a souhaité faire évoluer le Musée de la Résistance et de la Déportation, s’appuie sur un réseau départemental de plusieurs centaines
d’associations. Au cours de ces dernières années, rencontres, débats et discussions se sont multiplié, tant à propos de l’histoire régionale que des grandes questions qui mobilisent nos réflexions dans le monde d’aujourd’hui (Shoah, Rwanda, Colombie, Tchétchénie, Argentine, Cambodge…). Tout être humain possède des droits universels inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés, quel que soit le droit positif en vigueur dans son pays. Ces droits doivent être protégés et défendus en Isère comme partout dans le monde, et le Conseil général, dans le cadre de ses différentes politiques, entend contribuer à ce devoir de protection.
Le Conseil général a conçu la Maison des Droits de l'Homme pour offrir un lieu d'expression et d'échange, notamment aux 200 associations qui les défendent en l'Isère, et pour accueillir des manifestations à visée pédagogique.
Le Conseil général de l’Isère engage nombre d’actions d’envergures pour mettre en évidence les liens qui unissent l’action valeureuse de la Résistance aux militances d’aujourd’hui à l’égard des Droits de l’Homme.
Outre des rencontres sur les religions, le témoignage, la recherche en histoire contemporaine, la bioéthique, la laïcité, le droit d’asile ou la justice, et la publication de leurs actes dans le cadre des cahiers de la
Maison des Droits de l’Homme, des expositions (telle Rester libres ! – les expressions de la liberté des Allobroges à nos jours, au Musée dauphinois) et des événements d’envergure (tel Résister Militer, défendre les Droits de l’Homme en Isère, de la Libération à aujourd’hui, l’ouvrage et le film) sont autant de moyens concourant à sensibiliser et impliquer les Isérois.
En 2006, le Conseil général a créé le prix “Ingrid Betancourt” pour sensibiliser les jeunes Isérois à la défense des libertés et à la cause des otages. En partenariat avec l'Education nationale, il a lancé un concours invitant les collégiens à réfléchir à la question des Droits de l'Homme et de la liberté d'opinion.
Le Conseil général, dans le cadre de sa politique de coopération décentralisée, participe à la promotion des Droits de l'Homme en menant, avec des régions du Sénégal, du Maroc, de l'Arménie et de l'Algérie, des
actions orientées prioritairement sur la citoyenneté, le respect des droits fondamentaux et des droits des femmes.
Rechercher une délibération ou un arrêté du Président et consulter le Bulletin Officiel du Département de l'Isère (BODI).
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