Aide aux communes : 80 millions d’euros au service des territoires

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Publié le 06 mai 2026

Après les élections municipales, une des priorités du Département est d’aller à la rencontre des nouvelles équipes d’élus, pour échanger et se positionner en appui de leurs futurs projets. En juin, les élus départementaux iront sur chacun des territoires.

D’ici quelques semaines, les élus du Département de l’Isère iront à la rencontre des nouvelles équipes municipales dans chacun des cantons, dans le but de déterminer ensemble une feuille de route commune pour les projets à venir.

Cette année encore le Département consacre une enveloppe de 80 millions d’euros pour l’aide aux communes, dont 55 millions de dotations départementales directes, et 25 millions de dotations territoriales, dont les règlements et montants sont établis territoire par territoire.

Il faut de l’équité entre tous les territoires isérois, et l’équité, c’est dans notre ADN. Ce n’est pas une obligation départementale de financer les projets des communes, mais nous voulons le faire, et nous le faisons d’ailleurs à un niveau assez exceptionnel.

Jean-Pierre Barbier

Président du Département de l'Isère

L’Isère se situe en effet en septième position des départements Français, toutes strates confondues, sur les niveaux de financements de l’aide aux communes.

Aide aux communes : les règles fixées territoire par territoire

Les 25 millions d’euros de dotations territoriales sont répartis dans les territoires en fonction de deux critères :

  • la superficie (qui compte pour 70 % de l’enveloppe) 
  • la densité de population (30 %).

Vice-présidente en charge de l’équité territoriale, Sandrine Martin-Grand sera présente à chaque rencontre, entourée des deux élus départementaux de chacun des cantons. « En fonction de leurs projets et de leurs besoins, on travaille territoire par territoire avec les maires et les conseillers départementaux pour construire les règles avec ceux qui connaissent les besoins et spécificités. Ça peut être des besoins sur le patrimoine, la petite enfance, la santé… Ce n’est pas le Département qui décide tout seul. C’est coconstruit. L’autre avantage, c’est qu’une fois le règlement fixé et voté, les élus savent à l’avance sur quoi ils peuvent compter en termes de subventions ».

À gauche, le président Jean-Pierre Barbier a présenté les conférences de territoire, au côté de Sandrine Martin-Grand, Première vice-présidente en charge de l'équité territoriale.
À droite, le président Jean-Pierre Barbier a présenté les conférences de territoire, au côté de Sandrine Martin-Grand, Première vice-présidente en charge de l'équité territoriale. © Caroline Thermoz-Liaudy

Jean-Pierre Barbier : « Le bon projet au bon endroit »

Le règlement n’est cependant pas figé dans le marbre et peut être révisé en fonction de l’évolution des besoins. L’important pour le président étant de penser « l’aménagement du territoire avec le bon projet au bon endroit ».

Les conférences territoriales auront lieu du 4 au 24 juin, puis seront poursuivies au rythme de trois réunions par an. « Maintenant les élections municipales et intercommunales passées, et les équipes installées, on va pouvoir commencer à fixer les feuilles de route. Les priorités des nouvelles équipes ne sont pas forcément les mêmes que celles des anciennes. »

Afin de permettre une visibilité sur deux ans, les budgets ont été ouverts pour la période 2026-2027.

Le Département acteur de l'équité territoriale

  • 80 millions d'euros au service des projets des communes

  • 55 millions d'euros d'aides départementales directes aux communes

  • 25 millions d'euros de dotations territoriales réfléchies territoire par territoire

La commande publique au service des territoires et de ses habitants

Si la vocation première de l’aide aux communes est la réalisation de projets au service des Isérois (écoles, voiries communales, aménagement de sécurité…), le président du Département n’oublie pas que chacun des financements va permettre aux entreprises du BTP de lancer un chantier. « 70 % des chantiers du BTP sont issus de la commande publique. On ne peut pas ajouter aux différentes crises, une crise de la commande publique, surtout quand on sait qu’un euro investit par le Département représente trois euros d’investissement total par effet levier ».

Par: Caroline Thermoz-Liaudy