Cancer : la montagne comme thérapie

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Huit femmes au sommet de la Roche Faurio, dans le massif des écrins, à 3 730 mètres d’altitude. © DSPR

Il a fallu toute l’énergie de Véronique Mady, confrontée à un cancer du sein en 2013 à l’âge de 31 ans, pour que l’association Des sommets pour rebondir voie le jour en 2014. 

L’idée ? Accompagner les femmes confrontées à un cancer afin de les aider à se reconstruire et à reprendre confiance en elles grâce à la montagne.

“Quand je suis tombée malade, j’ai vite compris que, sans ma dose de sport, c’était la déprime assurée. Je savais que le mental jouait dans la guérison”, explique cette passionnée de montagne qui s’est heurtée à une difficulté imprévue. “Après ma quatrième chimiothérapie, j’ai fait une rando à skis et j’ai dû admettre que ce milieu m’était devenu inaccessible. J’ai recherché des activités adaptées, mais on ne m’a proposé que du yoga ou de la randonnée avec des personnes de l’âge de mon père. Rien d’excitant !” raconte-t-elle. 

Des activités gratuites…

Randonnée, escalade, spéléologie, canyoning, VTT, course d’orientation… Des sommets pour rebondir propose à ses adhérentes, pendant ou après leurs traitements, des activités de montagne adaptées à leur condition physique, accompagnées par des professionnels du bureau des guides de Grenoble. 

Une démarche dont on mesure l’intérêt quand on sait que la pratique sportive réduit la fatigue et le risque de récidive et qu’elle contribue à préserver de l’isolement social qu’engendre parfois la maladie. 

Vingt-deux ans après sa création, Des sommets pour rebondir ne renie aucun de ses fondamentaux, accueillant chaque année des dizaines de femmes que rien, si ce n’est la maladie et l’intérêt pour la montagne, ne prédestinait à se rencontrer, en privilégiant la sororité et le partage. “L’autre clé de la réussite est la gratuité des activités, pour qu’aucune femme ne soit exclue”, conclut la présidente, Carine Seveyou.

Par: Marion Frison