Petit train de La Mure, la première locomotive sur les rails

Petit train La Mure Locomotive dévoilement

Dix ans après l’éboulement qui a coupé « la plus belle ligne des Alpes », la locomotive du Petit Train, fraichement restaurée, est rentrée en gare de La Mure.
C’est en 2017 que le Département a décidé de remettre en état et en circulation ce patrimoine du passé minier matheysin, qui accueillera ses premiers voyageurs dès le printemps prochain.


Une locomotive, et des wagons qui suivent

La locomotive T8 (8 essieux) a été assemblée sous les yeux du président du Département Jean-Pierre Barbier, du vice-président délégué Fabien Mulyk, du représentant du président d’Edeis Gérard Mayer, ainsi que des élus et partenaires locaux sur la zone de déchargement dite Nantizon, située à Susville.


Une fois remise sur essieux, la locomotive historique de la marque Secheron, entièrement restaurée et rénovée (voir ci-dessous "Les axes de la rénovation"), a été tractée par le Tm100 (véhicule diesel) de Susville jusqu'en gare de la Mure, en attendant que la ligne aérienne de contact en 2400v continu soit installée et puisse alimenter la locomotive en électricité.

 

 

Le retour en gare de la T8 sera suivi le 15 octobre par celui des deux autres locomotives historiques, T7 et T9, elles aussi fraichement restaurées et rénovées.
Toutes trois avaient quitté leur lieu de stationnement à Saint Georges de Commiers le 13 novembre 2019, pour rejoindre les ateliers espagnols de l’entreprise Tradinsa, chargée de leur rénovation.

A partir d’octobre, les six wagons voyageurs rejoindront également la gare de la Mure, cheminant depuis l’atelier ACC de Clermont-Ferrand, au fur et à mesure de leur rénovation.


Grands axes de la rénovation

  • Remise aux normes du circuit électrique.
  • Remise en état du servomoteur : tambour coupleur / inverseurs, des résistances, des graduateurs de ventilation.
  • Remise en état des moteurs de traction : contrôle d’isolement, modification de pièces, nettoyage et dégraissage.
  • Remise en état des organes de roulement : châssis, bogie et essieux ; nettoyage, sablage et peinture.
  • Remise en état des systèmes mécanique et pneumatique du système de freinage.
  • Remise en état des pantographes avec commande pneumatique.
  • Modification de la toiture bois par une toiture métallique.
  • Mise en conformité des systèmes de sécurité comme la veille automatique.
  • Remise en état de la cabine conducteur et ses différentes commandes.
  • Peinture : remise à la couleur d’origine.

 

Une circulation prévue au printemps 2021

Sur les trois locomotives restaurées, deux seront en circulation simultanée dès le printemps 2021 pour accueillir dans leurs wagons 200 voyageurs, et une locomotive servira de réserve.
A chaque départ, le train sera constitué de 6 wagons : la locomotive (seul véhicule de traction, alimenté par la ligne aérienne de contact), 1 wagon tampon, 3 wagons voyageurs et 1 baladeuse (wagon voyageurs ouvert).

En exploitation, le Tm100 fera partie des véhicules de réserve et de secours pour dépannage en cas d’absence de tension électrique.
Le budget global consacré à la restauration et rénovation du matériel roulant est estimé à 4,6 M€, sur un budget total de 31,5 M€.


« La locomotive historique du Petit Train entre enfin en gare de La Mure. C’est un long chemin parcouru depuis 2017 et notre décision de remettre sur rail ce pilier touristique isérois et levier pour l’économie locale. Si aujourd’hui, il est encore tracté, il sera bientôt entièrement électrique, tout comme il l’était depuis 1903. Rappelons que ce fleuron du passé minier matheysin a été le premier petit train électrique du monde ! », lance Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère.


« Le Groupe EDEIS qui est présent sur ce projet d’importance pour le rayonnement du Territoire est fortement engagé pour relever le défi que lui a confié le Département. C’est dans notre ADN d’être l’allié du Territoire et nous nous mobilisons chaque jour pour que l’histoire écrite il y a plus d’un siècle redevienne une réalité dès l’an prochain et dont nous serons tous fiers », indique Luc Schnoebelen, président du Groupe EDEIS.