Esprit Japon : carte blanche à Martine Rey

La culture japonaise ne fait pas la différence entre l’art et l’artisanat. Au Japon, il n’y a pas de bel objet qui ne renvoie à celui qui l’a réalisé, mais aussi aux générations qui ont transmis le savoir-faire nécessaire. C’est pourquoi les hommes peuvent êtres élevés, souvent de père en fils, au rang de « Trésors nationaux » (Kokuhô) et cela au même titre que les monuments et les œuvres d’art, ainsi que les techniques.
L’artiste iséroise Martine Rey a fait une partie de sa formation à l’université des beaux-arts de Kyoto. Elle revient d’une résidence, dans la catégorie métiers d’art, à la villa Kujoyama de l’Institut français du Japon. Imprégnée de l’esthétique Mingei, qui prône la beauté des objets d’usage quotidien et leur dimension spirituelle, Martine Rey nous propose de faire dialoguer les cultures des deux pays à travers une rencontre des artistes-artisans vivants, japonais et français, qui créent dans l’esprit de cette tradition.
Artistes exposés : Mami Adachi, Monique Deyres, Naoko Ito, Laurence Klein, Laetitia Pineda, Martine Rey, Fumié Sasai, Takayuki Shimizu, Mine Tanigawa, Hiroshi Ueta.