Publié le 23 juin 2026
L’Isère compte un peu moins d’une trentaine de refuges gardés : des hébergements touristiques qui ne sont accessibles qu’à pied. Pour que le réconfort succède bien à l’effort, le Département subventionne les travaux d’amélioration.
Dans le cadre de son schéma départemental du tourisme et de la montagne 2025-2029, le Département de l’Isère a mis en place différentes mesures pour favoriser les activités touristiques pérennes, en adéquation avec le développement des territoires et le respect de l’environnement. Un accompagnement qui valide aussi la vision du tourisme quatre saisons.
Parmi les cinq dispositifs d’aides mis en place, un concerne directement les refuges gardés. Ces aides à l’investissement équivalentes à 30 % du montant des travaux (avec un plancher de 4 000 euros et un plafond à 120 000 euros), pourront financer des aménagements destinés à améliorer l’accueil et les services, à encourager la transition environnementale des zones de montagne, et à améliorer l’accès à la montagne. Des mesures qui contribueront aussi à améliorer les conditions des gardiens de refuge, puisque le dispositif ne concerne que les refuges gardés, appartenant notamment à des collectivités ou des associations (comme la FFCAM).
Refuges gardés : déjà une vingtaine de projets financés
« C’est l’occasion pour ces établissements d’engager des travaux d’isolation, de rénovation, de gestion des déchets... D’installer des dispositifs pour améliorer la gestion de l’eau comme les toilettes sèches. D’implanter des panneaux photovoltaïques », explique Pascal Jolly, directeur du Développement au Département. Son collaborateur Lionel Ferrafiat, chargé de projet sur la question des refuges, y voit aussi une façon de renforcer l’itinérance. « Les refuges sont un moyen d’éducation des jeunes publics à la montagne, un lieu de découverte et de sensibilisation du milieu montagnard. Notre mission c’est à la fois de faire de la prévention pour ne pas perturber les écosystèmes pendant les pics de fréquentation, et d’autre part de garantir les cheminements vers les refuges les plus isolés en altitude, fréquentés par les habitués de la montagne ».
En 2026, le dispositif a donc été reconduit. Sur la période 2015-2024, une vingtaine de projets ont été financés soit un montant de subventions de plus de 378 000 euros.
Le refuge de Bachilianne sera terminé en 2027
Géré par la commune de Châtel-en-Trièves, le refuge de Bachilianne qui permet notamment de faire le tour du sommet de l’Obiou, est le dernier accompagné. Le Département a financé plus de 65 000 euros de travaux. Fanny Lacroix, maire de Châtel-en-Trièves, dit vouloir porter un modèle de tourisme qui s’inscrit dans l’équilibre du territoire. « Le gîte ne proposera que 17 couchages, avec un parcours qui cible les randonneurs aguerris. On veut préserver la biodiversité et le milieu de vie, avec un volet d’éducation et de respect de l’activité pastorale. On mise sur le partage des usages ».
Une activité pastorale en filigrane, d’autant que ce futur refuge est une ancienne bergerie réaménagée, et qu’elle ouvrira dès cet été une chambre d’alpage pour les bergers. Les randonneurs, eux, devront attendre 2027.
Avec sa trentaine de refuges gardés, l’Isère offre aux amoureux de la montagne comme à ceux qui la découvrent pour la première fois, de belles possibilités. Accessibles en moins d’une heure pour certains avec à peine 200 m de dénivelé, ou récompense après plusieurs heures de marche et plus de 1 000 m de dénivelé, chacun peut trouver la randonnée la plus adaptée. Les refuges gardés sont aussi un moyen d’éducation aux codes de la montagne. Pour le Département, accompagner leur transition énergétique apparaissait donc évident.
Vice-présidente du Département déléguée à la montagne
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