Publié le 22 juin 2026
Si l’Isère est habituée à recevoir le Tour de France, en 2026 les organisateurs ont choisi de la mettre particulièrement à l’honneur avec quatre étapes. Pour Bernard Perazio, c’est la reconnaissance du travail de développement de la pratique cycliste.
Cette année, l’Isère n’accueillera pas une, ni deux, mais quatre étapes du Tour de France, comment expliquez-vous l’engouement de l’organisateur pour ce département ?
Bernard Perazio : 2026 sera en effet une année exceptionnelle dans le cadre de la longue relation qui unit le Département de l’Isère et le Tour de France. Ça débouche sur du jamais vu : quatre étapes ! C’est une véritable reconnaissance des efforts engagés en matière de politique sportive et touristique. Avec 1 000 km de routes situées à plus de 800 m d’altitude, notre territoire s’affirme comme une terre de vélo, pour les amateurs comme pour les champions.
Ça positionne l’Isère au niveau international puisque le Tour de France est l’événement sportif le plus télédiffusé dans le monde après les Jeux olympiques, avec les retombées économiques qui en découlent. Ça fait rayonner le département, la richesse de ses territoires et son attractivité dans le monde entier.
Pourquoi le fait d’accueillir ces étapes en fin de Tour, donne aux passages une dimension supplémentaire ?
Bernard Perazio : C’est une particularité parce qu’on connaîtra sans doute en Isère, au sommet des 21 virages de l’Alpe-d’Huez le 25 juillet, le nom du gagnant du Tour de France 2026. Ce sera le dernier jour avant la dernière étape à Paris, qui, selon les écarts, tient souvent plus du spectacle que de la performance sportive. Celui qui gagnera le maillot jaune en Isère gagnera le Tour. C’est l’Isère qui va arbitrer cette belle édition.
Et si on parle beaucoup de la double ascension de l’Alpe d’Huez, cette fête mondiale du cyclisme rejaillira également sur la Chartreuse et le Voironnais, puisque Voiron accueillera l’arrivée et le départ de deux étapes.
C’est aussi quatre fois plus de travail préparatoire pour les agents du Département. Comment se préparent-ils ?
Bernard Perazio : Il est vrai que c’est une vitrine pour le travail des agents de la route. C’est un travail colossal. Sur les 354 km de courses en Isère, tous les carrefours sont répertoriés, sécurisés… C’est un travail d’ingénierie préparatoire considérable. Depuis l’annonce du tracé en octobre, des centaines d’agents organisent, anticipent, prévoient tous les cas de figure. Ils ont procédé à des reconnaissances sur le terrain pour anticiper comment va passer le peloton, sécuriser les points sensibles, repérer les intersections à fermer, calculer les heures de fermeture des routes, prévoir quand et comment intervenir sur la route et informer les habitants… Le tout en lien étroit avec les communes, les services de l’État, de secours et la gendarmerie.
Il y a aussi une dimension festive ?
Bernard Perazio : Le Tour est une fête très populaire, qui accueille énormément de spectateurs notamment étrangers, mais aussi et surtout Isérois. Du 22 au 25 juillet, les habitants verront passer gratuitement le peloton, la caravane, et tout ce qui fait l’ambiance et l’esprit de la course, chez eux. Pour certains, ça se passera juste devant leur fenêtre. C’est une grande chance.
Le vélo est-il une des réponses à la nécessité de faire pivoter le tourisme hivernal vers un tourisme de montagne quatre saisons ?
Bernard Perazio : Le Département a fortement investi pour développer des itinéraires cyclables sécurisés. Le vélo constitue à l’évidence l’un des leviers de la transition vers un tourisme quatre saisons. À la fois outil touristique et mode de déplacement du quotidien, il accompagne l’évolution de nos usages. Le Tour de France en est le miroir et la vitrine.
Carte du Tour de France 2026 en Isère
- 57 communes traversées
- 350 km de tracé en Isère
- 6 territoires traversés
- 1200 bottes de paille
- Plus de 300 panneaux de signalisation
Découvrez la carte du 87e passage du Tour de France 2026 en Isère !