Des fruits au sommet de leur saveur

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Publié le 01 avril 2026

À Chantepérier, Jérôme et Fabienne Magnin ont fait le pari audacieux de cultiver petits fruits et plantes aromatiques là où on ne les attendait pas, à flanc de montagne. Une reconversion guidée par le goût de l’altitude et des confitures d’antan.

Par : Sandrine Anselmetti

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Du bureau à la terre

Ils avaient des carrières bien tracées d’ingénieurs. À 53 ans, Jérôme et Fabienne Magnin ont pourtant choisi de tout reprendre à zéro. En 2020 naît la Cueillette des sommets, en Oisans, sur des terres chargées d’histoire familiale : là où vivaient la mère et la grand-mère de Fabienne. Lui est petit-fils d’agriculteur ; elle, amoureuse des plantes et des confitures. Le retour à la terre s’est imposé comme une évidence. “On voulait un métier qui ait du sens, où l’on crée du début à la fin”, confient-ils. Cultiver de petits fruits en montagne n’allait cependant pas de soi. “La culture de petits fruits en altitude, c’était un pari audacieux”, reconnaît Jérôme. 

Entre 1 300 et 1 700 mètres, sur des parcelles à Chantelouve, au Rivier-d’Ornon et à Villard-Reymond – la plus haute commune de l’Isère –, les fruits prennent une tout autre dimension. Cassis à 1 700 mètres, framboises au goût de sauvages, génépi et ail des ours dans un écrin préservé : l’altitude amplifie les saveurs. Plus de 2 hectares sont cultivés en agriculture biologique, en pleine nature, loin de toute pollution.

Gestes et goût d’antan

À la culture des framboises, cassis, groseilles, mûres, rhubarbe, casseilles (hybride entre cassis et groseille), camerises ou aronia s’ajoute la cueillette sauvage : ail des ours, sureau, cynorhodon, myrtille, bourgeons de sapin. Tout est transformé sur place. “On aime aller de la plantation à la vente, en passant par la transformation”, explique Fabienne. 

Le fer de lance des Magnin reste la confiture. Cuisson en bassine de cuivre – 12 kilos au maximum –, fruits cueillis à parfaite maturité, sucre de betterave bio français, un peu de citron, rien de plus. Une fabrication artisanale, patiente, qui préserve les arômes : “On travaille comme autrefois, tout à la main, en petites quantités. Nos clients disent que le goût leur rappelle les confitures de leurs grands-mères. Effectivement, elles sont faites avec amour, ou du moins avec beaucoup d’attention !” souligne le couple en souriant.

Une ferme à leur image

Le bâtiment qui abrite laboratoire, atelier de transformation et boutique est en bois et béton, autosuffisant en eau et en électricité. Construit avec des artisans locaux du plateau matheysin, il a valu à la ferme un prix départemental de la construction bois. Des visites et goûters sont aussi proposés aux groupes ou aux randonneurs de passage.

Où trouver leurs produits ?

Les produits de Cueillette des sommets sont vendus à la ferme, sur le marché du Bourg-d’Oisans le samedi matin, au magasin de producteurs Fermes d’ici, à La Mure, lors d’événements (Descente des alpages, marché de Noël et Foire de Grenoble…), dans certaines épiceries fines et magasins bio, et bientôt dans la boutique de la marque IS HERE, en centre-ville de Grenoble.

Des confitures, mais pas seulement…

À Cueillette des sommets, les petits fruits et plantes de montagne sont principalement déclinés en confitures, agréées IS HERE, mais aussi sous d’autres formes, toutes fabriquées de façon artisanale. L’ail des ours se prête à différentes préparations : en condiment façon pesto, sel aromatisé, pickles ou huile parfumée. Les petits fruits rouges se retrouvent en sirops, ainsi qu’en sorbets à haute teneur en fruits ‒ servis à la boule lors d’événements estivaux. Plante emblématique du territoire, le génépi est travaillé selon des recettes traditionnelles, en liqueur ou en apéritif, tout comme les bourgeons de sapin.

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La Cueillette des sommets

Tel : 07 67 73 69 44

Découvrir la Cueillette des sommets