Publié le 19 janvier 2026
Art martial brésilien, symbole de liberté
Entre danse et art martial, la capoeira puise ses racines dans le Brésil au temps de l’esclavage. Devenue un symbole de la lutte pour la liberté, interdite jusqu’en 1930 par le gouvernement brésilien, cette pratique est aujourd’hui reconnue au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco et compte 8 millions d’adeptes dans 40 pays.
Du collège aux Jeux mondiaux d'Abadá Capoeira
En août dernier, les Grenoblois Émilie et Marc de Oliveira - alias Espinhola et Espinho, leur identité sur la roda, l'espace de jeu circulaire de la capoeira – étaient sacrés vice-champions du monde à Rio de Janeiro face à une cinquantaine de compétiteurs brésiliens, lors des XVe Jeux mondiaux de l’école Abadá Capoeira. Émilie n’en revient toujours pas. “Mon frère et moi avons été initiés par un maître brésilien dans le cadre d’un projet mené avec le collège, en 2007. L’été suivant, nous avons fait un premier stage d’immersion au Brésil. Depuis, nous n’avons plus cessé de nous entraîner…”
L'art de l'esquive
Ce que la compétition au plus haut niveau lui a enseigné ? “La capoeira apprend à jouer non pas contre, mais avec son partenaire, à encaisser les coups avec le sourire, dans un respect mutuel.” Chaque vendredi, après son travail de peintre-carrossière, la trentenaire partage sa passion à la MJC des Allobroges à Grenoble à ses élèves, dès 3 ans. “Avec les tout-petits, on apprend en chantant, on fait des saltos. Tout le monde peut pratiquer. J’ai même une jeune fille en fauteuil roulant qui a pu se lever !”
En avril prochain, le frère et la sœur espèrent se qualifier aux championnats d’Europe en vue des Mondiaux de 2027.