Entre Bièvre et Rhône, une belle diversité

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Publié le 10 septembre 2026

Plaines agricoles et collines boisées, berges du Rhône et zones humides composent un paysage paisible pour une communauté de communes au riche patrimoine. De Roussillon à Beaurepaire, ce territoire comprend 37 communes et près de 70 000 habitants.

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© Noak

Bordé de la plaine de Bièvre à l’est et des berges du Rhône à l’ouest, du département de la Drôme au sud et de l’agglomération de Vienne Condrieu au nord, la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône (EBER) se distingue par sa vitalité économique, une agriculture vivace et ses beaux paysages. 

Un bassin d’emplois et d’activités variées

Ce territoire, où cohabitent des zones d’activité et des espaces naturels protégés, est marqué par la présence d’une importante plateforme chimique côté Rhône ; elle compte plus de 5 600 établissements industriels, artisanaux, commerciaux ou agricoles. Les secteurs du bâtiment et du transport représentent à eux seuls près de 2 500 entreprises, et cinq pôles économiques totalisent plus de 1 000 emplois chacun : la centrale nucléaire de Saint-Alban-Saint-Maurice, la plateforme chimique de Roussillon, les zones d’activités de Chanas et de Salaise-sur-Sanne, l’espace industriel Inspira, la zone Rhône-Varèze à Saint-Maurice-l’Exil. Et déjà se développe le nouveau parc d’activités de Champlard, à Beaurepaire.

Une nature et un patrimoine de caractère

Ce dynamisme économique se double d’un important patrimoine naturel et bâti. La présence du Rhône et d’espaces naturels préservés, notamment des zones humides, l’alternance de forêts et de prairies contribuent à la richesse de la biodiversité. Les nombreux sentiers pédestres et itinéraires cyclistes pittoresques, dont la portion de la ViaRhôna passant sur les berges des Roches-de-Condrieu, permettent de les découvrir. 

D’Anjou à Revel-Tourdan, via Salaise-sur-Sanne, et d’églises en châteaux, les villages et sites de caractère se succèdent. S’ajoutent des points d’intérêt originaux, dont l’usine-écluse de Sablons ou la villa de Licinius, à Clonas-sur-Varèze.

Fêter les fruits et le cinéma

Outre les fêtes villageoises, kermesses, vogues et autres bals ou marchés hebdomadaires, l’année est ponctuée de temps forts. Fête du fruit rouge de Chanas mi-mai, récoltes des pêches et des abricots en été, des pommes et des poires à l’automne… le territoire est marqué par l’arboriculture.

L’un des points d’orgue au niveau culturel se déroule fin novembre avec les Rencontres internationales du cinéma de Beaurepaire, rendez-vous cinématographique majeur en Nord-Isère. Créées en 2002, celles-ci se déroulent durant quatre jours, du jeudi au dimanche, au cinéma L’Oron autour d’avant-premières, de rencontres avec les professionnels, de compétitions de courts-métrages professionnels ou amateurs, mais aussi de séances et d’animations en direction du jeune public. Cette manifestation valorise le cinéma indépendant, les films d’auteur et les productions méconnues, dans une atmosphère conviviale. 

Explorez le territoire Entre Bièvre et Rhône

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Une succession de châteaux

Sur le territoire, cinq châteaux sont ouverts au public : l’imposant château de Roussillon (où fut signé le fameux édit royal instituant le 1er janvier comme premier jour de l’an), le château de Bresson (Moissieu-sur-Dolon), celui de Montseveroux, le château de Barbarin, maison forte du village médiéval de Revel-Tourdan et le château d’Anjou. La propriété des marquis de Biliotti, joyau méconnu et monument historique du XVe siècle, entièrement remanié au XIXe, dévoile de grands jardins, un théâtre extérieur et des intérieurs somptueux, avec une salle à manger ouvrant sur le parc, une cuisine aux cuivres rutilants, une chapelle... Une déambulation féerique dans la Belle Époque.

Le Département sur le territoire Entre Bièvre et Rhône

Née de la fusion en 2019 des communautés de communes du Pays Roussillonnais et du Territoire de Beaurepaire, Entre Bièvre et Rhône (EBER) est à cheval les cantons de Roussillon, représenté par Robert Duranton et Christelle Grangeot et celui de Vienne 2, où siègent Patrick Curtaud et Isabelle Dugua. 

Parmi les dernières réalisations soutenues par le Département sur ce territoire : la rénovation de deux écoles maternelles au Péage-de-Roussillon (plus de 400 000 euros de subventions), l’aménagement de la place des Vignerons à Beaurepaire (13 000 euros) la nouvelle salle socioculturelle de Saint-Romain-de-Surieu (un projet de 425 000 euros soutenu à hauteur de 30 % du coût des travaux)…

Où se balader

Sur les chemins de Compostelle

Parmi les chemins menant à la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle, le GR 65 traverse le territoire d’est en ouest sur une vingtaine de kilomètres. On suit les balises bleu et jaune avec la coquille Saint-Jacques du pèlerinage, cheminant à travers des bâtisses historiques, des arbres géants, des panoramas, des fermes. On parcourt 7 kilomètres en 1 h 45 de marche entre Pommier-de-Beaurepaire et Revel-Tourdan, où l’on trouve une petite statue de saint Jacques dans sa niche, face à la maison du patrimoine. Les sportifs relieront Revel-Tourdan à Saint-Romain-de-Surieu en 18,5 km et 4 h 45 de marche. Il ne restera alors plus que 5 km pour rejoindre Assieu, que l’on contournera en empruntant la rue… Saint-Jacques-de-Compostelle.

Une stratégie agricole et alimentaire

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Valentin Vaudaine, arboriculteur, produit en famille et en bio des fruits à noyau ou à pépins à Bougé-Chambalud, à l’enseigne de Ninou’n’co. Des cochons grattent le sol et des poules picorent dans les vergers pour un entretien et un engraissement au naturel. Première région en Isère pour la production de fruits, le territoire propose aussi des légumes, plantes et fleurs, viandes, volailles, escargots, miels, céréales, sans oublier le vin. Vente à la ferme, marchés fermiers, boutiques de producteurs labellisés « Nos produits IS HERE » alimentent des circuits courts. Sont impliquées 400 exploitations agricoles, dont 54 en bio sur 20 500 hectares de surface cultivée, soit la moitié de la superficie de la communauté de communes. EBER développe une stratégie agricole alimentaire territoriale soutenue par l’État pour une agriculture durable et une alimentation de qualité.

Figures d’ici

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Hélène Couturier

Au Domaine du Charme (Montseveroux), Hélène Couturier élève des chevaux miniatures français qu’elle emmène en championnat et qui participent à son activité de médiation animale auprès de différents publics. Son élevage est le plus important en France pour cette race. Élégance, douceur et vivacité à la clé.

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Maxime Couturier

Fils de paysan, Maxime Couturier a fondé l’Agricueilleur du Suzon en 2022 à Cheyssieu. Il cultive des plantes aromatiques et médicinales bio, proposées en sachets, en sirops, infusions ou gelées, comme du sirop de fleurs de sureau ou de la gelée à la rose. Il vient d’ajouter à sa gamme des morilles et s’investit dans des animations.

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Aude Soileux

Aude Soileux, garde technicienne pour les espaces naturels protégés de l’île de la Platière, s’émerveille de la biodiversité de cette île sur le Rhône aux prairies sèches ou humides, eaux vives ou stagnantes. Riche en flore et en variétés d’insectes, elle abrite des familles de castors et nombre d’espèces rares, dont la libellule gomphe à pattes jaunes.

Par: Corine Lacrampe