Publié le 20 janvier 2026
Quand l'agriculture s’adapte au changement climatique
Aujourd’hui, la bise fait frissonner les rangées de myrtilliers au Domaine du pressoir. Perchés sur la plus haute moraine d’Europe, à 308 mètres d’altitude, à Grenay, ces vergers au sous-sol sablo-limoneux et orientés au sud-est bénéficient aussi d’un ensoleillement maximal.
Avec le changement du climat, les cultures de céréales et de semences étant de moins en moins rentables, Bruno Montagnon, qui a repris en 1992 l’exploitation familiale, a estimé les conditions réunies pour se diversifier dans la production de fruits exotiques dans le Nord-Isère.
J’ai commencé en 2020 par les myrtilles, sur une bande de terre très acide. Puis j’ai continué avec les camerises (baies du chèvrefeuille bleu), très appréciées au Québec, le sureau d’Autriche et l’asimine (dite aussi pawpaw), entre la mangue et la banane. Et en 2023, j’ai planté des grenadiers de Provence, qui ont donné leurs premiers fruits en 2025. Avec 5,6 hectares de cultures, j’ai encore du potentiel !
Des saveurs à découvrir sur pied
Bruno, qui cultive ses fruits en agroécologie, a choisi de les commercialiser en circuits courts, dans les magasins de producteurs fermiers de la région, et chez des artisans-confituriers. “Chaque variété a été sélectionnée pour ses propriétés gustatives et non sur sa productivité : les fruits sont ramassés à la main et livrés dans les vingt-quatre heures. Ce qui garantit une fraîcheur et des saveurs uniques. Une fois qu’ils les ont goûtés, les clients en redemandent !” Le chef pâtissier de Bocuse (et d’autres !) les a déjà adoptés.
Et pour les découvrir, rien de tel que de les savourer sur pied : les vergers sont ouverts à l’autocueillette fin mai pour les camerises et fin juin pour les myrtilles. À bon entendeur…