Publié le 19 nov. 2025
“L’important, ce n’est pas de ne pas vieillir, mais de vieillir le mieux possible”, confie le comédien Serge Papagalli, ambassadeur d’Is-Icope. Un dispositif, dont l’application Digicope, permet de tester ses capacités et préserver son autonomie.
Avec l’âge, certaines capacités peuvent décliner sans qu’on s’en aperçoive. Se tester régulièrement aide à détecter tôt toute fragilité et à agir avant la perte d’autonomie. C’est pourquoi le Département de l’Isère, le CHU Grenoble Alpes, La Poste et leurs partenaires ont créé le projet Is-Icope, issu d’un programme de l’OMS.
Vieillir en bonne santé, une affaire de prévention
Ce dispositif détecte précocement les fragilités des seniors dès 60 ans et propose, après échange avec des professionnels de santé ou sociaux, des outils et conseils pour préserver leurs capacités. Particularité iséroise : Is-Icope intègre aussi la dimension sociale. En plus des six fonctions suivies par l’OMS (mobilité, nutrition, humeur, mémoire, audition, vision), le programme tient compte de l’isolement et facilite l’accès aux droits sociaux. Une approche globale, au service du « bien vieillir » en Isère.
Après une expérimentation réussie à Grenoble et dans le Grésivaudan, le programme Is-Icope poursuit son déploiement. D’ici fin 2025, Is-Icope sera déployé sur la Porte des Alpes, le Voironnais-Chartreuse, la Bièvre-Valloire et à Pont-de-Claix. En 2026, le dispositif s’étendra à l’ensemble de l’agglomération grenobloise, offrant à toujours plus d’Isérois un suivi de prévention et un accompagnement personnalisé.
Vice-présidente du Département en charge de l’autonomie et des handicaps
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S’autodépister avec l’application Digicope
Au cœur de ce programme de prévention figure l’application mobile Digicope, gratuite, intuitive et accessible. En dix minutes, elle permet de faire le point sur les capacités physiques, cognitives, nutritionnelles et sociales. Trois façons de l’utiliser :
- en autodépistage, pour ceux qui se sentent à l’aise avec le numérique ;
- à domicile avec l’aide d’un facteur de La Poste,
- ou lors des ateliers de prévention Is-Icope, organisés dans différents lieux du département.
Des moments d’échange que l’on peut préparer en amont en se rendant sur la page dédiée : Is-Icope pour le bien vieillir en Isère.
Et après l’autodépistage ?
Une fois le test réalisé, les résultats sont transmis aux équipes du CHU Grenoble Alpes pour analyse. Si une fragilité est détectée, l’usager est recontacté pour un bilan plus approfondi avec un professionnel de santé et/ou un travailleur social. Un plan de prévention personnalisé est élaboré en commun, avec des conseils simples et des actions concrètes pour préserver forme et autonomie – le médecin traitant restant associé à chaque étape, pour un suivi complet et rassurant.
Un accompagnement que Laurence Labalette, 73 ans, une usagère grenobloise, a pu expérimenter : “Rien n’est laissé au hasard, tout est pris en compte, aussi bien le corps que la tête. Depuis ce bilan, sur les conseils des médecins, j’ai pris tous mes rendez-vous d’examen.” Et surtout, il est essentiel de répéter le dépistage régulièrement, tous les six mois à un an, afin de suivre l’évolution de vos capacités et d’agir au bon moment.