Jouer au trappeur au cirque du Louvet

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© Thibault Lefébure

Publié le 04 novembre 2025

Dans un cadre enchanteur, face aux sommets du Taillefer, ce circuit de raquettes balisé de 5 kilomètres louvoie entre forêts de mélèzes et belvédères, jusqu’au majestueux cirque du Louvet. Un grand bol d’air pur à l’Alpe du Grand Serre.

Randonnée en raquettes à l’Alpe du Grand Serre

Crissement des pas qui s’enfoncent dans la poudreuse, murmure du vent dans les mélèzes… À seulement quarante-cinq minutes de Grenoble, aux portes du parc national des Écrins, la station de l’Alpe du Grand Serre offre une immersion en pleine nature et des panoramas uniques sur le massif du Taillefer, entre 1 400 et 2 857 mètres d’altitude. 

Cadeau du ciel, une couche de neige scintillante a saupoudré l’alpage durant la nuit. Des conditions idéales pour chausser les raquettes et découvrir le domaine, sillonné par de nombreux sentiers balisés. 

Du sous-bois enneigé au cirque du Louvet

Au départ de la cascade encore gelée, on grimpe doucement en sous-bois, suivant les petites traces vertes de l’itinéraire raquettes (le numéro 4). La lumière joue entre les branches chargées de neige… Des traces de lièvre, reconnaissables aux empreintes plus longues laissées par ses pattes arrière, signalent la présence discrète d’une faune sauvage toute proche. Chut… Le sentier serpente ainsi jusqu’à un belvédère sur la montagne du Grand Serre. 

On poursuit sur un replat, puis la forêt s’ouvre pour laisser place à un vaste amphithéâtre naturel dominé par des falaises. Une cabane de berger posée au beau milieu ajoute au charme des lieux : voici le cirque du Louvet ! C’est le moment de déballer le pique-nique et de savourer le panorama…

Le plan des itinéraires se trouve à l’office de tourisme ou sur www.matheysine-tourisme.com

Cap sur le lac de Prévourey

Dans ce décor, on peine à croire que la station se trouve à trente minutes de marche via un large sentier forestier. Et si l’on continuait ? Si l’on est en jambes, rien ne nous interdit de poursuivre l’aventure en raquettes jusqu’au petit lac de Prévourey (certainement gelé en cette matinée hivernale), voire plus haut !

Photographie

La Morte, un village bien vivant

« La Morte, capitale de la joie. »

Les Mortillons ne manquent pas d’humour, comme en témoigne le panneau à l’entrée du village. Selon les anciens, ce nom d’origine préceltique (mor murr, transformé au fil des siècles en mons de morta) signifierait en réalité « butte rocheuse ». Rien de funeste donc ! Dans les années 1960, celui-ci étant jugé peu vendeur pour une station de ski naissante, celui de l’Alpe du Grand Serre fut toutefois adopté.

Par: Véronique Granger